Fondation de l'Avenir - Dossiers thématiques

AccueilPlan du siteContactMentions LégalesLiensFAQEspace Chercheurs

Bienvenue sur le site de la Fondation de l'Avenir
Aide a la recherche

Bourse Avenir Recherche en Soins

La Fondation de l’Avenir propose aux établissements adhérents au GHMF de renforcer l’activité de recherche en soins des établissements en attribuant une bourse permettant notamment de financer une formation diplômante pour un professionnel paramédical impliqué dans un projet de recherche en soins

voir plus...

Qu'est ce que c'estRéussitesProjets soutenusInnovationDossiers thématiques
«      1   |   2   |   3   |   4   |   5   |   6      »      

Maladies de l’œil : de la compréhension des mécanismes à la compensation des déficits visuels.

La cécité reste le handicap le plus redouté, car elle est synonyme de rupture sociale et de perte d’autonomie. Les recherches sur les maladies ophtalmologiques explorent donc de nombreuses voies pour qu’elle ne soit plus une fatalité.

Des millions de personnes touchées
Chez les personnes de moins de 60 ans, la première cause de cécité est la rétinopathie diabétique, une pathologie qui touche plus de
800 000 personnes (environ 40 % des diabétiques) et qui va aller croissant avec l’augmentation des cas de diabète. Au-delà de 60 ans, la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA) affecte environ un million de personnes (25 % des personnes entre 70 et 80 ans). D’autres pathologies moins fréquentes (dystrophies rétiniennes héréditaires ou rétinites pigmentaires) touchent des personnes plus jeunes, mais aboutissent à une cécité complète (30 000 à 40 000 personnes seraient atteintes). « Un chiffre sans doute sous-évalué, reconnaît le professeur Behar-Cohen (Hôtel-Dieu et Centre de Recherche des Cordeliers Paris), car de nombreux patients pensent que la perte de la vision est inéluctable et ne se font pas suivre. » Il en est de même du glaucome : 800 000 patients atteints et environ la moitié qui ne sont pas traités.
« Le point commun de toutes ces maladies, rappelle le professeur Behar-Cohen, c’est qu’elles se développent à bas bruit. Or, la rétine est un prolongement du système nerveux et toute cellule visuelle morte est définitivement perdue. »

Une révolution chirurgicale et biotechnologique
Dans le domaine ophtalmologique, si les plus grandes révolutions des 20 dernières années sont chirurgicales, les avancées des biotechnologies permettent aujourd’hui la prise en charge des pathologies liées à la dégénérescence des cellules longtemps laissées de côté faute de traitement : « On a pu identifier des facteurs impliqués et surtout, on a eu l’audace d’injecter les protéines « médicaments » dans l’œil », note le professeur Behar-Cohen. Une technique qui permet aujourd’hui à des milliers de patients atteints de dégénérescence maculaire exsudative de conserver, voire de regagner de la vision.

Certaines molécules à l’étude devraient encore améliorer le bénéfice de ces traitements, de même que l’identification de facteurs neurotrophiques (facteurs de croissance qui protègent les neurones de la dégénérescence).
Des recherches portent sur des systèmes de délivrance des traitements alternatifs aux injections. C’est d’ailleurs ce à quoi s’applique l’équipe du professeur Behar-Cohen qui cherche à faire produire par les cellules de l’œil leur propre traitement de manière prolongée.

Des avancées prometteuses ?
Le recours aux prothèses (rétines artificielles, puces électroniques…) pourrait s’avérer bénéfique. Mais des obstacles d’ordre technologique entravent leur généralisation et « on ne maîtrise pas encore complètement les réactions entre la matière inerte et la matière vivante », reconnaît le professeur Behar-Cohen.
Si avancées il y a, elles sont à rechercher dans la compréhension des mécanismes physiologiques, de l’inflammation notamment dans les phases de vieillissement, bénéfique à faible dose, mais dont on cherche à contrôler les excès, comme dans la DMLA humide.
« Le décloisonnement des disciplines scientifiques et médicales, et la mise en commun actuelle des méthodes font beaucoup pour les avancées thérapeutiques. » Pour peu que les financements suivent, car ils font encore cruellement défaut.

Copyright : fotolia, 123 rf.


«      1   |   2   |   3   |   4   |   5   |   6      »      

Fondation de l'Avenir pour la Recherche Médicale Appliquée
255, rue Vaugirard - 75719 Paris cedex 15

© 2006 - Fondation de l'Avenir