Le 14 octobre, à la Faculté de Médecine de Rouen :
Le Pr. Boyer, directeur de l’unité Inserm U905 « physiopathologie et biothérapies des pathologies inflammatoires et autoimmunes », a présenté l’avancée de ses travaux sur l’incontinence anale.
Un million de français souffrent de cette pathologie, véritable source d’invalidité sociale et professionnelle, dont 350 000 sont atteints de formes sévères. Les personnes âgées de 80 ans et plus sont les plus touchées. Sont ensuite concernées les femmes ayant eu au moins un accouchement par voie naturelle. Les traitements chirurgicaux de cette maladie liée à une lésion du sphincter ne sont pas satisfaisants. Les professeurs Boyer et Michot développent une alternative fondée sur la thérapie cellulaire. Leur objectif est de reconstruire les muscles lésés du sphincter grâce à des cellules souches musculaires prélevées chez le patient.
Le 17 octobre à l’hôpital Beaujon (Clichy) :
Le Pr. Vilgrain, a ouvert son laboratoire de radiologie, où elle travaille sur l’amélioration de l’efficacité du traitement du cancer colorectal métastasé grâce à l’IRM. Première cause de mortalité par cancer chez les non-fumeurs, le cancer colorectal se complique, dans la moitié des cas, de métastases dans le foie. Les traitements actuels associent chimiothérapie et thérapie ciblée même avant traitement chirurgical du foie. Actuellement il est souvent difficile de mesurer l’efficacité du traitement avant la chirurgie. Le Pr. Vilgrain développe, avec son équipe, une méthode d’IRM fonctionnelle qui permettra de suivre plus rapidement la réponse des métastases au traitement administré, et ainsi d'adapter le traitement de chaque patient pour en améliorer l'efficacité.
Le 18 octobre au CHU de Saint Eloi (Montpellier) :
Le Pr. Jorgensen et le Dr. Noel de l'unité clinique "thérapeutiques des maladies des os et des articulations » ont présenté leur laboratoire de recherche ainsi qu’un état des lieux de leurs travaux, autour de la régénération du cartilage. S’il est un domaine où la thérapie cellulaire enregistre des progrès, c’est bien la réparation du cartilage en utilisant les cellules le constituant, les chondrocytes, et dans un avenir proche les cellules souches mésenchymateuses. Mais, une des limites à l’utilisation de cellules souches indifférenciées est leur capacité à s’ancrer dans les zones lésées ainsi que leur totale différenciation in situ, nécessitant de les combiner avec des biomatériaux et un facteur de différenciation. L’équipe du laboratoire INSERM U844 cherche à mettre au point des matériaux biodégradables qui, associés aux cellules, pourront être injectés dans l’articulation en vue de régénérer le tissu. En parallèle, elle vérifie que l’utilisation de cellules souches mésenchymateuses
« prédifférenciées » pourrait permettre une meilleure réparation du cartilage sans risques. Le projet a ainsi pour but de contribuer à la mise au point d'une thérapie cellulaire efficace de réparation du cartilage. Ceci permettrait de réelles avancées pour un grand nombre de malades.