Réussites

Greffe - recherche cancer

Depuis sa création, la Fondation de l'Avenir a contribué à quelques-unes des plus belles avancées médicales et à des premières mondiales.

 

2014 : Thérapie cellulaire, une première mondiale

Le professeur Philippe Ménasché et son équipe de l’hôpital européen Georges Pompidou ont réalisé en octobre 2014 une première mondiale en pratiquant une greffe de cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines, sur une patiente atteinte d’insuffisance cardiaque. L’implantation de cellules souches couplée d’un pompage coronaire marque un tournant dans la thérapie cellulaire et une véritable avancée dans la recherche, au bénéfice
des patients en attente d’un nouveau traitement. Le professeur Ménasché est accompagné régulièrement par la Fondation de l’Avenir depuis 2000. Il a reçu le prix Matmut de l’innovation médicale des 6e Trophées de la Fondation de l’Avenir en 2014.

 

2014 : limiter les impacts des malformations fœtale par la chirurgie in utero

L’équipe du professeur Jean-Marie Jouannic, de l’hôpital Trousseau, a réussi, en collaboration avec l’équipe de neurochirurgie de L’hôpital Necker, la première intervention française de chirurgie sur un fœtus de cinq mois souffrant de la malformation de la colonne vertébrale : le Spina Bifida. Dès les dix premiers jours suivant l’opération, les problèmes neurologiques liés à la maladie se sont estompés. La maman a pu poursuivre sa grossesse normalement et a accouché au huitième mois, le 9 novembre dernier, d’un bébé en parfaite condition.

La Fondation de l’Avenir soutient depuis 2001 le professeur Jean-Marie Jouannic dans ses recherches de développement de techniques de chirurgie prénatale.

 

2009 : utiliser la thérapie génique pour traiter les maladies de la peau

Le Professeur Magnaldo du CNRS et l’Institut Gustave Roussy ouvrent la voie vers de nouvelles alternatives thérapeutiques pour traiter les patients atteints de xeroderma pigmentosum. Ils mettent au point une méthode de thérapie génique compatible avec une greffe de peau comme alternative à la seule exérèse.

 

 

2007 : la thérapie génique au secours des maladies rares chez les enfants

Deux enfants atteints d’adrénoleuco-dystrophie, maladie qui provoque la destruction de la myéline du cerveau et de la moelle épinière, ont pu bénéficier d’un traitement par thérapie génique. La Fondation de l’Avenir a été l’une des premières à croire à ce projet, puisqu’elle a soutenu le professeur Aubourg et le docteur Nathalie Cartier-Lacave, qui, dès 2000-2001, pilote l’essai clinique pour la mise au point alors expérimentale du vecteur de thérapie génique.

 

2004 : Identifier le ganglion sentinelle dans le cancer colo-rectal

Pour la première fois, le ganglion sentinelle a été détecté par chirurgie mini-invasive dans le traitement du cancer colo-rectal.
Le curage des ganglions est l’un des facteurs du succès de la prise en charge chirurgicale du cancer colo-rectal. Le ganglion « sentinelle » est le premier ganglion de drainage lymphatique d’une région donnée. S’il est envahi, il révèle une dissémination de la tumeur primitive. Son identification peut modifier la stratégie opératoire et les traitements adjuvants mis en œuvre. L’équipe des professeurs Marescaux et Mutter a montré la faisabilité de la détection du ganglion sentinelle par voie laparoscopique. Depuis 2004, ceci a permis de mettre au point des techniques de détection automatisées du ganglion sentinelle et d’améliorer la prise en charge des cancers colo-rectaux chez l’homme.

 

 

2004 : Isoler les organes pour traiter les cancers pelviens

Première application clinique de l’isolation de la vascularisation du pelvis appliquée au traitement des tumeurs pelviennes.
Une chimiothérapie à très forte dose pourrait arriver à bout de certains cancers pelviens (tumeurs rectales, gynécologiques ou urologiques), mais le reste de l’organisme ne supporterait pas le traitement. En isolant la région pelvienne grâce à un système de circulation sanguine extracorporelle et l’application de pressions différentes sur le corps, l’équipe du docteur Bonvalot a rendu possible le traitement de ces tumeurs par perfusion locale anticancéreuse à très forte dose. Les premiers patients ont pu bénéficier de cette technique dès 2004, dans le cadre d’une étude clinique encore en cours.

 

 

2002 : Réparer la moelle épinière

Première récupération partielle de fonctions motrices chez un paraplégique.
Les paraplégies sont dues à l’interruption, dans la moelle épinière, de l’influx nerveux à destination des membres. L’équipe du docteur Dam Hieu et du professeur Tadié a réussi à obtenir une récupération de la contraction musculaire en utilisant une technique chirurgicale de dérivation de la moelle épinière. En 2002, un patient paraplégique a ainsi récupéré une partie de sa fonction motrice.

 

 

2000 : Régénérer les cœurs

Première greffe de cellules souches musculaires cardiaques chez un patient atteint d’un infarctus :
A la suite d’un infarctus, certaines parties du cœur sont détruites. Le professeur Ménasché a prélevé des cellules musculaires sur le malade lui-même et les a transplantées dans la partie lésée du myocarde, afin de rétablir sa contractilité. Réalisée sur un patient pour la première fois en 2000, l’opération a été un succès car les cellules transplantées se sont mises à battre en rythme avec les cellules cardiaques saines.

 

 

1997 : Prolonger la vie des malades en attente de greffe de foie

Mise au point d’un foie bio-artificiel transitoire par le professeur Campion.
L’objectif d’un foie bioartificel extracorporel est de suppléer temporairement la fonction hépatique dans le cas d’insuffisance hépatique aiguë. Ce dispositif permet encore aujourd’hui d’attendre une transplantation. Les premières applications de foies bioartificiels extracorporels en clinique humaine ont débuté en 1997.

 

 

1994 : Une nouvelle génération de greffe : mise au point d’une cornée artificielle

Chaque année en France, des milliers de personnes perdent la vue suite à une lésion de la cornée. Inflammations, traumatismes, brûlures mais aussi vieillissement sont à l’origine de cécités cornéennes. Une fois constituées, elles sont irréversibles. Le seul traitement est la greffe de la cornée. Faute de donneurs, seules 3000 greffes peuvent être réalisées chaque année alors qu’il en faudrait 8000. En 1994, une première cornée artificielle est mise au point par le professeur Legeais et son équipe de l’Hôtel Dieu à Paris.

 

 

1992 : Traiter la maladie de Parkinson par stimulation cérébrale profonde

Première application de la stimulation cérébrale profonde pour le traitement des symptômes de la maladie de Parkinson : tremblements, rigidité et troubles du mouvement.

Première mondiale et invention française, la technique de stimulation cérébrale mise au point par le professeur Alim-Louis Benabid est aujourd’hui appliquée à plus de 40.000 personnes pour le traitement des symptômes de la maladie de Parkinson . Utilisée depuis 1992, elle consiste à introduire de très fines électrodes dans une région déterminée du cerveau, qui est ensuite stimulée électriquement afin de contrôler l’hyperactivité des neurones responsables des tremblements. Dans 70 à 80 % des cas, la stimulation arrête les mouvements anormaux, sans gêne pour le patient. Grâce à elle, des malades atteints de formes sévères de la maladie de Parkinson et intolérants aux médicaments ont vu leur qualité de vie grandement améliorée. Depuis 2004, l’application de la stimulation cérébrale profonde est étendue au traitement d’autres maladies neurologiques telles que l’épilepsie et les Troubles Obsessionnels Compulsifs.

Membre de l’Académie des sciences et président du directoire du centre de recherche biomédical Clinatec, le professeur Alim Louis Benabid s’est vu décerner le prix Lasker-DeBakey Clinical Medical Research 2014 pour la mise au point de la technique dite de stimulation cérébrale profonde du cortex cérébral. Cette intervention chirurgicale réduit les tremblements et restaure la fonction motrice chez les patients atteints d’une maladie de Parkinson avancée. C’est dans le but d’élaborer et d’améliorer cette technique que le professeur  Benabid reçoit régulièrement depuis 1992 le soutien financier de la Fondation de l’Avenir.

 

 

1989 : Prévenir l’embolie pulmonaire

Première implantation sur un patient d’un filtre cave retirable pour éviter la récidive de l’embolie pulmonaire.
L’embolie pulmonaire est un accident fréquent et redoutable dû au passage dans les poumons d’un caillot provenant des membres inférieurs. Afin d’éviter que de nouveaux caillots atteignent le poumon, il est parfois nécessaire d’utiliser un « filtre cave » sur le flux veineux. Mais ce filtre peut lui aussi se boucher et entraîner des complications. Le docteur Alain Dibie a mis au point un filtre cave « optionnel » qui peut être retiré lorsque le patient n’en a plus besoin, ce qui évite les complications à long terme des filtres laissés en place. Le premier filtre cave retirable a été implanté en 1989.

 

 

1987 : Désintégrer les calculs rénaux et biliaires sans chirurgie

Mise au point d’un lithotripteur de seconde génération pour éliminer les calculs rénaux sans intervention chirurgicale.
L’élimination des calculs rénaux ou biliaires s’est longtemps effectuée par intervention chirurgicale ou par extraction à l’aide d’une sonde introduite par voie percutanée. Le docteur Jean-Marie Brisset a développé le lithotripteur de deuxième génération, utilisé en clinique humaine depuis 1988. Le principe de ce lithotripteur est de désintégrer à distance les calculs en envoyant, à travers la peau, des ondes de choc piézo-électriques, très facilement modulables.