Au soutien de la santé mentale

Répondre aux problèmes de santé publique

Dépression, anorexie, addiction, stress, TOC, suicide, schizophrénie… Depuis 2013, la Fondation de l’Avenir a soutenu une vingtaine de projets de recherche médicale en santé mentale.
L’intégration de cette discipline, à laquelle s’appliquent des règles d’expertises scientifiques rigoureuses, entre dans le cadre du plan stratégique de la Fondation : soutenir l’ensemble de la recherche médicale pour répondre aux problèmes de santé publique affectant la société.

 

Tableau des recherches soutenues depuis 2013

 

Détails des travaux de recherche en santé mentale

Focus sur quelques projets d’innovations thérapeutiques en psychiatrie :

Traiter la schizophrénie

Les formes sévères de catatonie, une variété orpheline de troubles psychotiques, sont devenues rares comparativement au début du vingtième siècle. Pour autant, elles n’ont pas disparu. Il n’existe jusqu’à présent aucune thérapeutique satisfaisante pour soigner ces psychoses.
Le docteur Foucher a mis au point une étude thérapeutique, utilisant les avancées techniques réalisées en stimulation magnétique trans-crânienne (rTMS) personnalisée. En l’associant à l’imagerie IRM et en utilisant un système de positionnement robotisé guidé par la neuronavigation, il espère pouvoir optimiser l’efficacité du dispositif.

 

Prévenir les risques de suicide

En France, un décès sur 50 est lié à un suicide. La prévalence des idées suicidaires, des tentatives de suicide et des suicides aboutis n’a pas diminué significativement au cours des dernières années, malgré une amélioration des traitements pharmacologiques.
Pour mettre en place des stratégies de prévention adaptées, il est nécessaire de mieux appréhender les mécanismes menant au suicide.
Le docteur Olie souhaite utiliser la thérapie d’ACceptation et d’Engagement (ACT), une thérapie novatrice, pour prendre en charge les conduites suicidaires. L’ACT apprend à gérer les évènements mentaux désagréables (pensées, émotions, sensations…).
Associé à des images IRM, l’ACT montre que l’activation de certaines régions du cerveau peuvent être modulées et pourraient être utilisées comme cibles accessibles à de nouveaux agents thérapeutiques. Si l’étude proposée révèle que la thérapie ACT est non seulement efficace dans la réduction des idées suicidaires et des facteurs de risque modifiables, mais aussi qu’elle améliore le fonctionnement global des patients et leur qualité de vie, ceci renforcerait les arguments pour une large dissémination des programmes ACT dans la prise en charge des conduites suicidaires en France et dans le monde.

 

Identifier de nouveaux biomarqueurs

La schizophrénie est une pathologie dont l’expression est souvent hétérogène et parfois réfractaire aux traitements pharmacologiques. Si les antipsychotiques ont une efficacité prouvée en première intention, il est nécessaire de poursuivre la compréhension des mécanismes physiopathologiques pour mettre au point de nouveaux traitements.
Le professeur Suaud Chagny étudie le rôle de la molécule BDNF et en particulier sa forme altérée fréquemment retrouvée dans la maladie. Ce facteur est connu pour favoriser le développement cérébral et maintenir une plasticité cérébrale efficace à l’âge adulte.

 

Soigner l’anorexie mentale

L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire essentiellement féminin qui touche environ 0,5% des jeunes filles entre 14 et 17 ans, avec un pic de prévalence maximale à 16 ans. Son diagnostic repose sur des critères cliniques précis qui font référence à la façon de s’alimenter à certaines pratiques mais aussi à la perception de soi.
Le professeur Olivier Cottencin veut comprendre les situations qui augmentent le décalage entre la perception que nous avons de nous-mêmes et la réalité. Les perturbations observées, notamment en IRM, chez les sujets souffrant d’anorexie mentale seront dès lors autant de cibles thérapeutiques nécessaires à l’élaboration de programmes thérapeutiques adaptés.
La thérapie familiale est le traitement de référence de l’anorexie à l’adolescence mais elle n’offre que 50% de rémissions après 12 mois de traitement.
Le docteur Godard veut tester en France une technique dite «multifamiliale », qui a donné de bons résultats en Angleterre. Elle implique plusieurs familles et repose sur des modalités d’intervention nouvelles.

 

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