Parole de chercheur : docteur Emilie Grégoire

docteur-émilie-grégoire

Le foie a une capacité régénérative naturelle. On peut ôter jusqu’à 70 % de son volume, ce qui ouvre la voie au don depuis un donneur vivant. Le docteur Émilie Grégoire (Marseille) cherche d’abord à sécuriser le donneur.

Le Dr. Grégoire (Marseille) ouvre une nouvelle voie pour sécuriser la greffe de foie.

Qu’est-ce qui a motivé vos recherches ?

Docteur Emilie Grégoire : 1 200 transplantations hépatiques sont réalisées chaque année, mais la liste des patients en attente de greffe ne cesse de grandir alors que les greffons issus de 1 200 donneurs décédés ne sont pas toujours de bonne qualité. La pénurie de greffons cause le décès de nombreux patients, y compris ceux retirés de la liste d’attente du fait de l’aggravation de leur tumeur. La transplantation à partir du donneur vivant est une piste prometteuse, mais il faut d’abord assurer la sécurité des donneurs.

En quoi consiste votre projet ?

Il a pour principe de préparer les patients à l’ablation d’une partie de leur foie. Des techniques d’embolisation portale (on bouche la veine porte, vaisseau principal du foie) existent, mais la partie bouchée s’atrophie et devient inutilisable comme greffon.

Nos travaux antérieurs ont consisté à déterminer le degré de sténose (rétrécissement de la veine) qui permet la croissance en volume d’un côté du foie, tout en limitant l’atrophie de l’autre (le futur greffon) pour maintenir ses qualités fonctionnelles. Nous cherchons maintenant à démontrer de façon définitive l’innocuité de cette préparation pour passer en phase clinique à court terme.

Cliquez ici pour en savoir plus sur la recherche sur les greffes d’organes.