AVC : la rééducation au cœur du rétablissement

Publié le 19/02/2026

Troisième cause de mortalité en France, l’accident vasculaire cérébral (AVC) touche 150 000 personnes chaque année. 27 % en décèdent dans l’année et 70 % gardent des séquelles invalidantes.
Face à ce constat, des chercheurs soutenus par la Fondation de l’Avenir placent la rééducation au cœur du traitement, pour aider les patients à retrouver un maximum d’autonomie.

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Adapter la rééducation à chaque patient

Les séquelles post-AVC varient considérablement avec des troubles moteurs, cognitifs et/ou sensoriels. L’équipe du professeur Stéphane MANDIGOUT (Université de Limoges) développe une plateforme d’aide à la décision pour personnaliser la rééducation à domicile « tenant compte des réactions des patients pour améliorer leur adhésion et leur assiduité aux séances. » L’objectif est de proposer aux professionnels des programmes adaptés à chaque patient, intégrant le suivi de l’activité grâce à une montre connectée.

Réactiver le cerveau grâce au neurofeedback

Au CHU de Rennes, le docteur Simon BUTET explore une technique innovante de neurofeedback : les patients apprennent à moduler leur activité cérébrale pour stimuler les zones motrices touchées. La plasticité cérébrale reste un levier majeur pour redonner de la mobilité aux patients. En visualisant en direct l’activité de leur cerveau, ils réapprennent à bouger un bras ou une main, afin d’accélérer la récupération fonctionnelle.

Endurance et oxygénation

L’équipe du docteur Benjamin BERNUZ (Hôpital Léon Bérard, Hyères) teste un protocole d’endurance fractionnée sur vélo semi-allongé. Ces exercices courts et intenses ont pour but d’améliorer l’oxygénation cérébrale et la capacité cardio-respiratoire, permettant la récupération après un AVC. Trois à cinq séances hebdomadaires pourraient suffire pour réduire la fatigue et améliorer la qualité de vie.

Vers des traitements personnalisés

À Lyon, la docteure Lucie RASCLE étudie le rôle de l’inflammation chronique et de la microangiopathie dans les séquelles post-AVC.

 

 

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Ses travaux comparent les marqueurs sanguins d’inflammation et d’altération vasculaire pour mieux comprendre les différences de récupération entre patients.
Cette recherche devrait donner lieu à des traitements personnalisés et limiter le handicap à long terme.

La Fondation de l’Avenir : plus de 35 ans de progrès

Reconnue d’utilité publique, la Fondation de l’Avenir a déjà financé plus de 1 400 projets de recherche médicale appliquée. Avec votre soutien, elle permet aux chercheurs de repousser les frontières de la médecine et d’améliorer la vie des patients.

Retrouvez les détails de ces recherches dans le Fonder l’Avenir n°144

 

Troisième rencontre inter-fondations ; une collaboration continue

Depuis 35 ans la Fondation de l’Avenir bénéficie de la capacité d’abri, c’est la 2e historiquement à l’avoir reçue après la Fondation de France, avec aujourd’hui 6 fondations abritées. Ces partenaires historiques de la Fondation se sont réunies ce mercredi 11 février, pour un échange autour de leurs collaborations, enjeux et impacts respectifs.

Comme les précédentes depuis 2024, cette troisième rencontre apporte des connaissances mutuelles des missions sociales de chacune et de leurs complémentarités. Y a été notamment instauré un temps fort de valorisation partagé : à suivre pendant le mois de l’Économie Sociale et Solidaire en novembre prochain !

Ce rassemblement inter-fondations participe à la construction d’un espace commun de réflexion continue et de coopération, pour la poursuite de la recherche en santé au bénéfice de toutes et tous.

La mise en perspective croisée des fondations abritées donne de l’écho au message : cela montre la force du collectif.

-Alain Borie, président de la Fondation Mutuelle des Motards