FONDS AVENIR MATMUT

Le fonds de soutien Avenir Matmut a pour objet le soutien à la recherche en psychiatrie.

Initialement : soutien à la recherche en pédiatrie

En 2011, la Matmut décide de créer le fonds de soutien Avenir Matmut pour la recherche en pédiatrie  qui aura permis, pendant trois années consécutives, de financer les travaux de recherche du professeur Alain Taieb : « Hémangiones de l’enfant : nouvelle approche thérapeutique ciblée par les béta-bloqueurs » pour offrir une alternative à la chirurgie :

Depuis 2014 : soutien à la recherche en psychiatrie

En 2014, la Matmut a souhaité réaffirmer son engagement historique aux côtés de la Fondation de l’Avenir. Une nouvelle convention de mécénat a été établie qui engage la Fondation et la Matmut, notamment autour d’un soutien financier à des équipes de recherche en psychiatrie, un thème en lien avec les valeurs du groupe Matmut.

 

La Matmut a ainsi choisi d’accompagner financièrement les travaux de l’équipe du professeur Olivier Guillin, chef de service et responsable de l’équipe de recherche psychiatrie à la Faculté de Médecine de Rouen. Son projet porte sur la recherche de variants génétiques rares dans le trouble bipolaire. Ce trouble touche jusqu’à 2,4 % de la population.  Les dernières décades n’ont pas apporté d’avancée thérapeutique significative. Cet état de fait est dû en partie à une méconnaissance des voies biologiques qui sont impliquées dans ce trouble. La génétique pourrait apporter ce type d’information grâce aux nouvelles techniques de séquençage du génome qui permettent de détecter des variants rares, qui pourraient être associés à une augmentation forte du risque de la maladie. La mise en évidence de leur rôle physiopathologique pourrait constituer de nouvelles cibles thérapeutiques.

 

En 2017, le Fonds a choisi de soutenir, via la Fondation Deniker, les travaux des professeurs Maier et Lindberg (CNRS/Université Paris Descartes) sur l’identification précoce des risques de psychose chez l’adolescent et le jeune adulte.

Cette étude a pour objectif la mise en lumière de l’implication cérébrale dans la schizophrénie. Elle vise dans un premier temps à caractériser des déficits comportementaux liés à la schizophrénie. Ensuite elle cherche à caractériser les altérations cérébrales (réseau cortico-cérébelleux) qui sous-tendent ces déficits. Elle améliorera ainsi les connaissances sur les mécanismes physiopathologiques de la schizophrénie.

Plus particulièrement, l’étude vise à fournir des mesures utiles comme marqueurs cliniques précoces de la schizophrénie. La finalité de l’étude consiste (1) à élaborer de nouvelles stratégies de dépistage précoce de la schizophrénie, et (2) à fournir une nouvelle stratégie de stratification individualisée des patients. Cela permettrait une approche thérapeutique plus précoce, plus personnalisée et donc plus efficace.