La Fondation Sandrine Castellotti

Logo de la Fondation Sandrine Castelloti 2017

La Fondation Sandrine Castellotti (FSC) a pour vocation de faire connaître les traitements contre les troubles de conduite alimentaire (TCA) afin d’accélérer leur dépistage et la prise en charge thérapeutique des malades.


Présentation de la Fondation Sandrine Castellotti

Membres fondateurs : Danielle et Jean-Claude Castellotti

La Fondation Sandrine Castellotti est présidée par Danielle Castellotti.

LA FONDATION SANDRINE CASTELLOTTI, créée le 7 juin 2001, a pour objet d’intérêt général et à but non lucratif de :

  • Faire connaitre les traitements contre les TCA afin d’accélérer leur dépistage et la prise en charge thérapeutique des malades ;
  • Aider les familles ;
  • Aider la recherche et le soutien à la qualité de vie des malades hospitalisés ;
  • Poursuivre une action auprès des pouvoirs publics.

 


LES PROJETS SOUTENUS

Le soutien à la prise en charge des TCA

L’état des lieux de la prévention primaire internationale

Les TCA sont un enjeu majeur en santé publique.

La prévention des TCA consiste à éviter et réduire la gravité des pathologies liées par l’éducation de la population générale ou à risque, en agissant sur les ressources permettant de faire face aux problèmes posés par les TCA, de les traiter, de les accompagner. La mise en place d’un système de prévention nécessite des ressources pluridisciplinaires impliquant aussi bien des professionnels de soins, que des acteurs politiques.

On peut définir trois niveaux de prévention selon le niveau du trouble :

  1. La prévention primaire : il s’agit d’empêcher l’apparition du trouble. Son message s’adresse aussi bien à la population générale qu’aux personnes à risque.
  2. La prévention secondaire ou ciblée : elle a pour objectif de détecter le plus précocement possible un risque de maladie dans le but de mieux la traiter et d’augmenter les chances de guérisons.
  3. La prévention tertiaire : elle permet d’éviter les complications liées à l’installation de la pathologie (chronicisation) et de limiter sa gravité.

Les modes de prévention secondaire et tertiaire se sont considérablement enrichis grâce aux résultats de différents programmes de préventions menés depuis 20 ans et aux recommandations de bonnes pratiques de l’HAS proposées en 2010.

La prévention primaire n’a pas bénéficié des mêmes investigations en France et peu d’expériences ont été référencées et évaluées. En revanche, les expériences menées en milieu scolaire auprès d’adolescents dans les pays nordiques et anglo-saxons, ont produit des résultats très encourageants : une diminution de 30% des facteurs de risques et de l’incidence des pathologies alimentaires a été constatée chez les jeunes ayant suivi un programme alimentaire adapté.

En 2015, la FSC a souhaité s’inscrire dans le sillage de ces initiatives en réalisant une étude exploratoire sur la prévention primaire internationale des TCA afin d’apporter de nouvelles connaissances dans ce domaine et de proposer des voies de recherche en matière de prévention primaire des TCA en France.

 

Les principaux enseignements de cette étude, réalisée par le docteur Hugo Saoudi du CHRU de Lille sont :

  • les messages de peur ne sont pas efficaces, voire contreproductifs lorsqu’ils s’adressent à une population jeune ;
  • les messages de santé informatifs télévisuels peuvent être noyés dans une série de messages plus ou moins attirants, ne permettant pas de faire la part belle à la santé de chacun ;
  • les messages de prévention, et leur transmission, doivent nécessairement s’adapter à une population qui privilégie un repas pris à la va-vite, devant un écran au détriment d’un repas familial ;
  • les populations post adolescentes seraient plus enclines à entendre des messages adultes et valorisants.

Le rapport final sera maquetté de manière à être porté à la connaissance du plus grand nombre et notamment des professionnels et institutions spécialisés. Les conclusions et recommandations seront utilisées pour orienter les futures activités de la FSC.

 

Des projets de recherche médicale explorant les caractéristiques de l’anorexie mentale

Chaque année la Fondation Sandrine Castellotti s’appuie sur l’appel à projets recherche médicale de la Fondation de l’Avenir pour identifier des projets prometteurs œuvrant dans l’amélioration de la compréhension des mécanismes en jeu dans les troubles des conduites alimentaires.

 

Exploration des bases neurales de la conscience du corps propre dans l’anorexie mentale : étude en IRM d’activation fonctionnelle – CHRU de Lille (LILLE)

En 2015, la Fondation Sandrine Castellotti a souhaité soutenir les travaux du professeur Olivier Cottencin du CHRU de Lille, qui s’intéresse à la reconnaissance du corps chez le patient anorexique.

La distorsion corporelle est un des éléments du diagnostic clinique de l’anorexie mentale, les patientes se percevant plus grosses qu’elles ne le sont en réalité. Ce biais de surestimation pourrait être à l’origine de boucles renforçatrices du comportement anorectique qui peuvent mettre en échec la prise en charge thérapeutique. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’existence d’un biais cognitif dans la reconnaissance du corps propre, les patientes se reconnaissant dans une silhouette d’IMC supérieur au leur. Ce biais de reconnaissance pourrait mettre en évidence les mécanismes cérébraux responsables de la distorsion corporelle.

Les résultats préliminaires de cette étude ne permettent pas, à ce jour, de confirmer l’hypothèse principale. En revanche, certaines aires cérébrales responsables du traitement des informations émotionnelles sont moins activées à la vision d’une silhouette n’étant pas celle des patientes (silhouette estimée et silhouette neutre), par rapport aux témoins sains qui ont tendance à plus fortement activer les circuits de la reconnaissance de soi que les patientes à la vision de leur silhouette estimée. En attendant les résultats définitifs, ces résultats permettent d’ores et déjà de poser la question d’une désactivation des faisceaux attentionnels et émotionnels à la vision d’une silhouette de corps d’un IMC supérieur à celui des patientes.

 

En 2017, la Fondation Sandrine Castellotti a souhaité soutenir deux équipes.

 

Réalité virtuelle et prise en charge des distorsions corporelles chez les patientes souffrant d’anorexie – Hôpital Saint Vincent de Paul (LILLE)

La perte de poids rapide liée à l’anorexie mentale génère des distorsions corporelles souvent à l’origine de rechutes après une hospitalisation. Pour favoriser une réactualisation du système nerveux centrale, des programmes multi sensoriels sont nécessaires. L’immersion en réalité virtuelle de son propre corps en 3D, enrichit les gammes des canaux sensoriels et favorise la modification de l’estimation métrique de son propre corps.

Ce projet cherche à évaluer l’impact du programme sur les distorsions corporelles des patients anorexiques.

 

Étude des bio-marqueurs putatifs de l’anorexie mentale – CHRU Montpellier

Les bio-marqueurs sont des molécules dont la présence ou la concentration anormale dans le sang ou les urines signale un événement ou un statut physiologique particulier.

Dans le cas de l’anorexie mentale, aucun bio-marqueur n’est connu pour l’instant, à l’exception de ceux liés à la dénutrition.

L’objectif de cette recherche est de mettre en évidence des bio-marqueurs spécifiques de l’anorexie afin de permettre de détecter les patients à risque d’anorexie, de les prendre en charge de façon plus précoce afin de prédire une évolution favorable du pronostic conduisant à la rémission.

 

Des prix pour récompenser et encourager les prises en charge innovantes

En 2017, la Fondation Sandrine Castellotti a souhaité aller plus loin dans son engagement auprès des structures luttant, comme elle, contre les troubles des conduites alimentaires, en récompensant celles mettant en place des prises en charge innovantes et singulières.

Un appel à candidature a été adressé aux structures spécialisées dans la prise en charge des troubles des conduites alimentaires. Déjà mise en place préalablement à la candidature, l’action devait avoir démontré son efficacité sur un petit échantillon de bénéficiaires et être reproductible dans des structures similaires.

 

Sept candidatures ont été reçues et expertisées, trois se sont vues remettre un Prix Sandrine Castellotti.

Le 1er Prix Sandrine Castellotti, d’une valeur de 5 000 € a été attribué à Florence Askénazy, au profit de l’Association Niçoise pour la Formation et la Recherche en Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, pour son action « Groupes psychodynamiques sensoriels pour la prise en charge de l’anorexie et la boulimie des patients âgés de 10 à 20 ans ».
Par des protocoles personnalisés, adaptés à la singularité de chaque patient, il permet :

  • une alternative à l’hospitalisation par une prise en charge en ambulatoire au sein d’un CATTP ;
  • le maintien d’une alliance thérapeutique de meilleure qualité d’où continuité des soins conduisant à un processus de rétablissement ;
  • la limitation des rechutes.

Le 2ème Prix Sandrine Castellotti, d’une valeur de 4 000 € a été attribué à Isabelle Lesage au profit du CHU Rouen, pour son action « Le repas thérapeutique familial ».
Il permet de :

  • établir un nouveau rapport de soins entre la famille, la patiente et les soignants ;
  • préparer la sortie et à un retour au vivre ensemble ;
  • prévenir les rechutes lors du retour à domicile en s’appuyant sur les familles comme « alliés thérapeutiques ».

Le 3ème Prix Sandrine Castellotti, d’une valeur de 3 000 € a été attribué à Christine Rérolle, au profit de Jouvence Nutrition, pour son action « Protocole crises de boulimie ».
Par la mise en place d’un protocole crise personnalisé, basé sur une vision différente de la boulimie, et d’un soutien après les crises, le but est de :

  • dédramatiser la crise de boulimie ;
  • assurer une sécurité d’hygiène alimentaire minimale ;
  • faire évoluer les symptômes pour diminuer les risques médicaux et socio-économiques liés aux crises ;
  • faire diminuer progressivement la fréquence des crises conduisant à un sevrage non brutal.

Un 4ème Prix Sandrine Castellotti, d’une valeur de 5 000 €, a été attribué à Patrick Decroix, au profit de l’association ENDAT, hors appel à candidature. Il a contribué au financement de l’atelier « Diététique et pleine conscience ».

En 2018, la Fondation Sandrine Castellotti renouvelle son engagement auprès des structures qui luttent, comme elle, contre les troubles des conduites alimentaires.

 

Appel à candidature : cliquer ici

 


Pour plus d’informations :

 

cliquez ici pour visiter le site de la fondation sandrine castellotti

 


Les Instances de la Fondation Sandrine Castellotti

La Fondation Sandrine Castellotti est administrée par un comité de gestion composé de :

  • Danielle CASTELLOTTI
    Présidente, membre au titre du membre fondateur
  • Jean-Claude CASTELLOTTI
    Trésorier, membre au titre du membre fondateur
  • Françoise BRETHEAU
    Membre au titre du membre fondateur
  • Jacques CHANUSSOT
    Membre au titre du membre fondateur
  • Tineke HATIER
    Membre au titre du membre fondateur
  • Solange COOK-DARZENS
    Membre au titre de personne qualifiée
  • Annick BRUN
    Membre au titre de personne qualifiée
  • Docteur Brigitte RÉMY
    Membre au titre de personne qualifiée
  • Jean-François LEMOINE
    Membre de droit sur mandat du Président du Directoire de la Fondation de l’Avenir