Touchant 1,37 million de personnes en France, l’insuffisance cardiaque progresse silencieusement avec le vieillissement de la population. Plus de 180 000 hospitalisations ont encore été enregistrées en 2022. Essoufflement inhabituel, fatigue extrême, œdèmes aux jambes : des signaux parfois banalisés mais révélateurs d’un cœur qui peine à remplir son rôle de pompe.
La Fondation de l’Avenir soutient plusieurs équipes de recherche pour freiner, voire inverser, cette progression.
Le professeur Ara PARLAKIAN (Sorbonne Université, Paris) conduit un projet dont le but est de réparer le tissu cardiaque à l’aide d’une stimulation électromagnétique répétée.
Non invasive, cette technique envoie de faibles courants électriques pour activer les voies de signalisation impliquées dans la régénération des cellules. Déjà utilisée en neurologie, cette méthode encore peu étudiée au niveau cardiaque montre des résultats prometteurs.
En collaboration avec le CHU d’Amiens, le professeur Youssef BENNIS (Université de Picardie Jules Verne) s’intéresse aux calcifications des artères et des valves cardiaques, souvent à l’origine de complications sévères comme l’insuffisance cardiaque.
Son équipe a montré que la protéine inflammatoire IL-8 joue un rôle clé dans leur développement, notamment chez les patients atteints d’insuffisance rénale chronique.
L’objectif de la recherche est de vérifier si le taux sanguin d’IL-8 peut servir de marqueur prédictif de la progression des calcifications et de tester une molécule capable de bloquer l’IL-8, afin de proposer un traitement ciblé.
Vers des stents bioactifs pour fluidifier le sang |
|
Les stents, petites prothèses métalliques insérées dans les artères pour les maintenir ouvertes, sont devenus incontournables dans le traitement des maladies cardiovasculaires. Ils permettent la revascularisation des artères bouchées responsables d’accident vasculaire cérébral ou d’infarctus du myocarde. |
La professeure Aurélie LEROYER (Université Aix-Marseille, INSERM) conçoit de nouveaux stents recouverts de produits thérapeutiques. Ces stents bioactifs pourraient réduire le risque de complications. Une avancée qui permettrait également de limiter la dépendance à long terme aux traitements anti-agrégants.
Reconnue d’utilité publique, la Fondation de l’Avenir a déjà financé plus de 1 500 projets de recherche médicale appliquée. Avec votre soutien, elle permet aux chercheurs de repousser les frontières de la médecine et d’améliorer la vie des patients.
Retrouvez les détails de ces recherches dans le Fonder l’Avenir n°147
|
||||||
|
||||||
|