Agir avant que la maladie ne survienne, ou mieux créer les conditions qui permettent à chacun de vivre en bonne santé : la France en débat de plus en plus, elle y investit encore trop peu. Sur le terrain, le virage préventif a débuté depuis longtemps. En véritable laboratoire, conçu par des cliniciens chercheurs et des dirigeants de mutuelles, la Fondation de l’Avenir en est l’un des moteurs : elle repère, finance et évalue les projets qui le concrétisent. Dans cet objectif, elle interagit avec des médecins évidemment, et aussi avec des professions paramédicales, des chercheurs en sciences humaines et sociales, des ingénieurs.
En 2025, selon la Drees, la France a consacré 2,6 % de ses dépenses de santé à la prévention, soit 9,2 Md€ sur 353,2 Md€, loin des 5 % recommandés par l’OMS. Dans le même temps, les maladies chroniques touchent près de 25 millions de personnes et représentent plus de 65 % des dépenses de l’Assurance maladie. En juin 2026, le Sénat a durci le ton. Son rapport « Beaucoup de soin, mais peu de santé : l’impératif de la prévention » estime que l’explosion des pathologies chroniques évitables menace la soutenabilité de notre modèle solidaire, et appelle à porter l’effort à 7 %.
Le constat est d’autant plus sévère que la prévention soulage aussi les finances publiques. Selon l’OMS, 1 € investi dans la santé mentale ou l’activité physique génère 4 € de gains sanitaires et de productivité, et jusqu’à 12 € pour l’alimentation. Le cabinet Asterès chiffre de 5 à 17 Md€ par an les économies potentielles d’un effort renforcé. La Cour des comptes l’avait calculé dans son rapport de 2021 : une année supplémentaire d’espérance de vie en bonne santé représente 1,5 Md€ d’économies pour l’Assurance maladie.
L’OCDE, dans une étude conduite avec l’assurance maladie et publiée en juin 2026 montre que sept interventions déployées au niveau national produiraient des effets visibles en dix ans : mortalité prématurée réduite, dépenses contenues, productivité accrue. En renfort, tout ce qui se joue hors du soin, la qualité de l’air, de l’alimentation ultra transformée, les mobilités ou les conditions de vie sont autant de leviers pour favoriser et protéger la santé.
L’ensemble de ces constats appelle à des politiques publiques qui agissent positivement sur les déterminants socio-économiques et environnementaux de la santé et évaluent a priori les impacts qui pourraient détériorer ces déterminants de santé.
Le virage préventif ne se décrète pas : il se teste et se met en œuvre, projet après projet. C’est le travail mené depuis près de 40 ans par la Fondation de l’Avenir, au plus près des mutuelles dont elle émane, et c’est là que se dessinent les questions et réponses sur la santé de demain.
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Le 23 octobre, la Fondation Mutuelle des Motards, abritée par la Fondation de l’Avenir, dévoile la deuxième édition de son baromètre « Regards croisés sur la route », réalisé par Viavoice. Le principe : poser les mêmes questions à 2 000 Français et à 677 motards pour confronter leurs regards sur le partage de la route, les risques et la prévention. Premier écart : 74 % des motards associent des émotions positives à leurs trajets, contre 65 % du grand public.
📅 Vendredi 23 octobre, de 10h à 12h
📍 Immeuble ILO, 123 boulevard de Grenelle, Paris 15e